Souvenirs des anciens

I. LES FERMES

Au début du siècle il y avait certainement plus de 20 fermes en activité dans le village. Les familles ayant de nombreux enfants, ceux ci étaient tenus durant leur temps libre de participer aux travaux de la ferme. De part leur nombre, les fermes amenaient une agitation incessante dans le village. Les poules picoraient dans les rues et sur la place pendant que les chèvres broutaient le long des fossés. Les tas de fumier sur la place et le long des routes étaient choses naturelles.

Voici une liste des fermes qui ont cessé leur exploitation au cours du 20ème siècle
M et Me JEUNIAUX , Chemin du Gard
M et Me MANSY , rue du Fayt
M et Me VERHULST rue du Fayt
M et Me DUBOIS , 239 rue du Fayt
M et Me LOUGUET, 213 rue du Fayt
M et Me VERLOO, 192 Rue du Fayt
M et Me PAQUET, 80 Rue du Fayt
M et Me BOUTEE, 71 Rue du Fayt
M et Me BREBANT, 15 la Place
M et Me BOUSSART, La Place
M et Me DUVETTE, La Place
M et Me DUVEAUX , 300 rue du moulin
M et Me BERNARD rue du Moulin
M et Me DUVETTE, 700 Le Grand Chemin
M et Me BURTON Le Grand Chemin
M et Me CARILLON Le Grand Chemin
M et Me LECAT Le Grand Chemin
M et Me MONCOMBLE, Rue de Juifs


La ferme de M. et Mme DUVEAUX
De plus à cette époque, il n'était pas rare de posséder une vache, une chèvre ou un veau pour améliorer les conditions de vie.
Les produits obtenus servaient à l'alimentation de la famille ou étaient vendus sur les marchés des environs.

Actuellement il subsiste 7 fermes au village.
Mr DUTREMEE Denis sur la place, Mr DUTREMEE Noël 16 rue de Gréau, Mr et Me DEREUDER rue du Fournil, Mr POITEVIN François Le Grand Chemin, Mr HUBINET Georges rue du Fayt, Mr et Me PRZESZLO Le Camp, Mr DUTREMEZ Bruno Le Grand Chemin.

La collecte de lait.
Avant la seconde guerre les laiteries de Aibes, Dourlers et Dompierre assuraient le ramassage du lait.
Vers 1930-32 Mrs HUBERT Paul et Camille de Ferrière la petite, collectaient les grosses fermes et revendaient aux particuliers.
Entre 1936et 1938 Mr LIENART Germain, en complément de son métier de couvreur, assurait le ramassage du lait le matin.
Avant 1930, il y avait Mr LESOIL Emile, demeurant sur la place, qui faisait le ramassage et ensuite sa tournée.


La place au début du siècle.
II. LES RUES ET CHEMINS.

Le cylindrage des rues a eu lieu en 1932, et le goudronnage a débuté en 1957. Avant le cylindrage, les rues du village étaient empierrées, caillouteuses et poussiéreuses par temps sec. La plupart du temps elles étaient boueuses et pleines d'ornières. Il incombait aux fermiers de remettre en état les chemins.

Le nom de certaines rues et chemins ont changé durant ce siècle et certains chemins ont disparu. 
La montée du moulin menant à la place s'appelait " Ruelle du Moulin ".
Le chemin de Souvergiaux s'appelait " Chemin du Camp ". 
Le trou de l'enfer " Chemin de l'enfer ".
Le chemin des Dérodés qui ne porte plus de nom et qui mène au bois de Chéneux.
Le chemin de la Carrière (raccourci qui a disparu et qui était situé sur la place au-dessus du terrain de pétanque actuel).
La ruelle Boutée qui relie la rue du Fayt à la rue du Fournil qui ne porte plus de nom actuellement. 
La ruelle du Sabotier qui a disparue et qui reliait la rue du Fournil au Grand Chemin. 
Les ruelles étaient beaucoup plus fréquentées qu'actuellement.

Les premières voitures ont fait leur apparition vers 1921-22 on se souvient entre autre que : 
Mr DUVAUX disposait d'une Ford T et a été le premier.
Mr BOUSSART avait une Citroën
Mr LECLERCQ Oscar une C4
Mr LECAT Louis une Ford à pédales
Mr DUTREMEE Emile une Renault torpédo
Mr BOUTEE une Citroën
La plupart d'entre elles seront abandonnées lors de l'évacuation de la dernière guerre.
D'autre part les camions du village furent réquisitionnés par les Allemands durant la guerre.


Les attelages avant le goudronnage des rues
III. LES COMMERCES AMBULANTS

Régulièrement le village était approvisionné par des marchants ambulants.
Ceux ci proposaient des produits que l'on ne rencontre plus aujourd'hui. Il y avait entre autre Mr Carlier de Louvroil qui vendait des paniers en osier à vélo, un marchand de légumes, Andréa de Louvroil qui, jusqu'en 1963, proposait un tas de choses à bas prix. Un marchand de tissus et vêtements, prénommé Henri, passa dans le village jusqu'à la fin des années 60. Il n'était pas rare de voir un rempailleur de chaises ou un rémouleur offrir ses services.
Un taupier passait durant l'hiver. Il déposait ses pièges le matin et passait le soir pour récupérer les taupes piégées. Il achetait également les peaux de lapins soigneusement bourrées de paille pour être conservées. Les peaux ainsi récoltées, taupes et lapins, étaient emmenées chez un tanneur qui confectionnait des manteaux. Vêtements pas très esthétiques mais chauds.


IV. L'ECOLE

Construite en 1858, elle ne comportait qu'une seule classe au rez de chaussée. Cette classe recevait tous les enfants, du début de la scolarité jusqu'au certificat d'études. Ils étaient âgés de 5 à 14 ans.
La salle de classe était chauffée par un poêle muni d'une grande buse qui traversait la pièce afin de récupérer le maximum de chaleur. L'enseignant ou les élèves les plus turbulents étaient chargés de l'allumer tous les matins.
A l'étage du bâtiment, se trouvait la mairie avec un accès par un escalier extérieur toujours présent.
Le logement de l'instituteur était également à l'étage mais l'accès se faisait par l'escalier intérieur. Après la construction de la nouvelle mairie, l'étage de l'école a été loué à des particuliers jusqu'en 1992. Une deuxième classe a été réouverte en 1985.
Dans la cour actuelle se trouvait le jardin de l'instituteur et une allée d'arbres. Derrière l'école, il y avait un jardinet ainsi qu'une petite cour qui fut séparée en 1945, pour isoler les filles des garçons.
Avant les années 1970, la femme de l'instituteur prenait en charge l'instruction de la couture aux filles. 
A cette époque l'instituteur demandait souvent aux élèves de présenter leurs mains et vérifiait si les souliers étaient propres. Tous les élèves étaient tenus de porter une blouse pour éviter les salissures et la plupart des garçons étaient coiffés d'un béret. L'écriture se faisait à la plume que l'on changeait toutes les semaines. Il y avait également la corvée de remplissage des encriers. Les cahiers devaient être maintenus propres et l'utilisation du buvard, fourni par l'instituteur, était fortement recommandée pour éviter tâches et salissures.
En 1984, l'école reçoit son premier ordinateur.
Après leur journée d'école, les enfants faisaient leurs tâches scolaires puis se distrayaient avec les rares jouets dont ils disposaient. Les plus âgés, après avoir aidé aux travaux de la maison, avaient la permission de se coucher un peu plus tard. Ils occupaient leurs soirées à jouer avec leurs parents et grands-parents au jeu de l'oie ou de bidets.


V. L'EVOLUTION DE L'HABITAT

 En 1955 on pouvait encore voir 3 wagons aménagés en habitation. Le premier se situait à l'emplacement du terrain de pétanque actuel. Le deuxième était un peu plus haut, au niveau de l'arbre du bicentenaire. Le troisième quant à lui se trouvait à l'intersection du chemin du Gard et de la rue du Fournil. 
Plusieurs maisons ou bâtiments ont changé de fonction. Sur la place la maison située au n° 270 était à l'origine une grange et une étable qui ont été abattues. La maison au n°168 de la Place était une ruine qui fut démolie et entièrement reconstruite par M. BAUDET Valmyr qui était maçon. Plusieurs granges ont été transformées en habitation. On peut en voir une au n°19 de la rue des Juifs et une autre au niveau du n° 71 de la rue du Fayt.
Depuis une vingtaine d'années, une trentaine de maisons neuves ont été construites.


VI. TRANCHE DE VIE
 
L'abreuvoir et le moulin au début du siècle
A l'époque pour chauffer la maison, il fallait ouvrir toutes les portes de la maison pour laisser diffuser la chaleur partout. Elles étaient toutes dotées d'un poêle ou d'une cuisinière, seule source de chaleur, qui servait à faire à manger, la lessive et réchauffer l'eau pour se laver. 
Avant l'installation du réseau d'eau courante en 1959 et le raccordement aux maisons en 1962, sauf pour les écarts comme le Camp. Les maisons disposaient presque toutes d'une citerne ou d'une source dans leur cave. Quand les citernes étaient vides, il fallait s'approvisionner dans le ruisseau de la Carnoye au niveau du moulin. Les bêtes étaient également descendues à l'abreuvoir derrière le moulin. 

Selon les saisons les odeurs changeaient dans la maison. Elles étaient parfumées des odeurs de tisanes aux reines des près, de figottes (rondelles de pommes séchées), de confitures de groseilles, prunes ou rhubarbe. Il y avait également l'odeur du café, que l'on faisait griller toutes les semaines, et durant la guerre l'orge qui le remplaça.
Pour faire sa toilette, l'eau était chauffée puis versée dans des bassines en émail pour qu'elle conserve toute sa chaleur. On la transvidait ensuite dans un grand baquet qui servait de baignoire. Il ne restait plus qu'à se laver avec le gros savon de la maison.
La lessive était une besogne qu'on ne pouvait pas se permettre de faire aussi souvent qu'actuellement. Les vêtements étaient mis à tremper dans une petite cuve en bois, puis étalés sur une grande planche pour pouvoir les frotter avec une brosse de chiendent. Ensuite ils étaient rincés et séchés à l'extérieur ou à l'intérieur de la maison suivant le temps.
Venait ensuite le repassage. Le fer chauffait sur le poêle, avec une surveillance permanente. En effet, il ne devait pas rester trop longtemps au risque d'être trop chaud et de brûler les vêtements. Quand celui-ci était à la bonne température on le manipulait avec un torchon pour repasser. Pendant ce temps d'autres fers chauffaient sur le feu.
La lessive et le repassage étaient des taches ménagères pénibles et fastidieuses pour les femmes, qui furent bien heureuses de voir apparaître l'électricité et les machines à laver automatiques.

VII. LES COMMERCES ET ARTISANS AU VILLAGE
 

Durant ce siècle le village a connu de nombreux commerces qui ont tous disparu depuis.

LE MOULIN :
Situé au 298, rue du Moulin
A l'origine le moulin ne se situait pas à l'emplacement de l'actuel, mais dans le jardin de celui-ci. Il ne reste plus aucune trace de son existence.
Le moulin était entraîné par l'eau de la Solre et dans les derniers temps il fut équipé d'une turbine et de moteurs diesel et électriques pour augmenter son rendement. Il ne subsiste plus actuellement que la turbine.
De nombreux meuniers se sont relayés : en 1710 M. BOUSSARD Arthur et plus récemment M. BARUZIER, M. GABET, M. DELHAY , M. GHISLAIN et le dernier M. DUBOIS Emile qui cessa sont activité en 1972.
 

CIDRERIE :
Située au 359, rue du Moulin
La cidrerie fut créée par M. et Mme PEIGNEUX vers 1935. Ils utilisaient environ 30 tonnes de pommes annuellement. C'était un commerce qui marchait fort bien. On y fabriquait un cidre réputé et de très bonne qualité, vendu sous le nom de " CIDRE ROYAL D'OBRECHIES ". L'approvisionnement en eau de la cidrerie se faisait par une canalisation directe qui venait du moulin. L'activité a cessé vers 1962.
Anecdote :
En 1945,M. LIENARD Raymond en visite chez la sœur de son père en Normandie, fut très agréablement surpris de se voir servir du " cidre royal d'Obrechies ".
 

BRASSERIE :
Située au 235, rue du Moulin. Construite en 1866, elle a été exploitée par les époux BOUTEE- BULTIAUX.
La brasserie avait une " malterie ", malheureusement pillée par les Allemands durant la première guerre qui ont récupéré tout le cuivre des cuves et des tuyauteries. Elle fut entièrement remontée par cette famille en 1926. Le fond de commerce ayant été racheté par les Brasseries de Maubeuge, qui avait mis une clause de non-fonctionnement de 99 ans, elle n'a plus jamais fonctionné. Le matériel et les cuves furent vendus bien des années après.
Sur la cour devant la brasserie, on pouvait voir une meule, servant à écraser le grain, qui était entraînée par des mules.
Il subsiste sur la cour une partie de mur avec des tuiles, vestiges d'un bâtiment en pierres bleues appelé " La Porcherie ".

La brasserie en 1953
A CHINEQUERIE :
Baptisée par les anciens, cette appellation correspondait à un dépôt d'alcool et de liqueur pour la brasserie qui exista jusqu'en 1920. Ce local se trouvait au 212, rue du Moulin.

 
MENUISERIE :
Installée dans l'ancienne Brasserie. La maison et les bâtiments furent rachetés en 1953 Par M. LIENARD Raymond. Il débuta son activité dans le grenier de ses parents qui habitaient sur la place. Il exerça son activité de Menuisier Ébéniste jusqu'en mai 1990.

 
MARECHAL FERRANT :
Situé au 212, rue du Moulin.
Après avoir été un entrepôt de spiritueux, M. DUVEAUX Fernand a créé en 1920 son activité de maréchal ferrant. Par la suite l'activité fut reprise par son fils M. DUVEAUX Noël en 1947. Un marchand de matériel agricole, M. LANNOY reprit le bâtiment et cessa toute activité en 1987.


La forge au début du siècle

COUVREUR ZINGUEUR.
Situé sur la place.
M. LIENARD Germain créa son activité en 1921, et exerça son activité jusqu'en 1968, date de son décès.
 
MENUISIER CHARRON
Situé au 62, La Place.
M. Pierre HANZE a créé son activité dans les années 1925. Sa femme tenait également une petite épicerie mercerie dans sa maison.
 

CORDONNIER
Situé au 22, rue du Cimetière.
M. LEFEVRE Henri a exercé le métier de cordonnier jusqu'en 1941 dans cette maison.
Il y a eu également de nombreux sabotiers avant la première guerre, notamment, M. BERTAUX , M. PECQUEUX à la gare, M. QUESNAY ainsi que M. CHERMANNE Emile ruelle des sabotiers.

 
MECANICIEN
Situé au 415, Grand Chemin
M. DUBOIS Louis a été mécanicien automobile mais également réparateur de vélos ainsi que forgeron et électricien.

 
BOUCHERIE CHARCUTERIE
Créée par M. HENROTAUX en 1939-40 sur la place au n°18, il transféra son activité au 112 de la rue du Fournil. Pendant la seconde guerre, il rebattait également les matelas. Son commerce fut repris par M. DREAN Jean et ensuite par M. DEGRELLE jusqu'à la fin des années 1950.

 
APICULTEURS
M. DUPUY Ernest, dit le " colaud " vendait du miel ainsi que de l'hydromel.
M. LECAS Jules produisait également du miel.

 
COIFFEUR
Les plus anciens se souviennent avoir été coiffé par M. MASSON qui habitait au 152 rue du Grand Chemin. Ce n'était pas son activité principale mais il devait posséder certains dons pour la coiffure.

 
LES CAFES
Il semble qu'au tout début du siècle on pouvait se désaltérer dans 14 cafés. 
Dans un passé plus proche on trouvait encore plusieurs cafés au village.
Notamment :
-M. BERNARD Alphonse et TRICHOT Marie, dit " café bibi " qui a cessé en 1940 et qui était installé au 167,rue du moulin.
-Mme LAMARQUE au 187, rue du Moulin qui eut comme successeurs respectivement, M. DONNOY, M. COPY, M.COLLET, M. POULET et pour terminer Mme GIBON qui l'aménagea en café épicerie. Il y avait un jeu de quilles ainsi qu'une cabine téléphonique. Elle exerça son commerce jusqu'en 1970. Cette maison a été, avant d'être un café, une ferme.
-Le café chez " Léa " tenu par Léa et Auguste PEQUEUX prés de la gare. Il fut repris ensuite par M. DEHON et sa femme, par M. FIEVET Philippe puis par M. et Mme WALLEME qui l'ont tenu jusqu'en 1990 , date de sa fermeture. Il y avait également un jeu de quilles. Pendant un temps il fit également office de bureau de tabac. En 1925 le premier poste téléphonique public fut installé dans ce café. Il était commun à Obrechies et Damousies.
-Il existait également un " café dégustation " ou la vente d'alcool était " officiellement " interdite. On l'appelait " chez Coulouche " il était tenu par Mme BARUZIER Maria et M. SOTIAUX. Ce café se situant au 842 Grand Chemin, qui était à cette époque la dernière maison du village en direction de Quiévelon, recevait la visite à l'aller puis au retour des fermiers qui passaient la journée à travailler dans leurs champs. 
- Un café a également existé tout en haut de la rue du Fayt, au N°487, pour des raisons qu'on devinera aisément, il s'appelait "  au repos de la montagne ". 


VIII. LA GARE

1884 voit la construction de la gare et l'année suivante la mise en service de la voie ferrée Maubeuge-Hirson. Au début du siècle, le poste de chef de gare fut occupé, chose rare à l'époque, par des femmes. Il y eut Mme DUFAITEL, en 1907 Mme DELOFFRE puis Mme MAIRESSE et le dernier fut M. VILTARD
La ligne fut définitivement arrêtée en 1978. Un projet de transformation de la voie en chemin de randonnée est en cours de réalisation.

La gare en 1907.


IX. L'EGLISE

L'église a vu son clocher touché 2 fois par la foudre. La 1ère fois en 1958. Les anciens racontent que ce jour, un homme qui passait à bicyclette s'était abrité sous l'entrée de l'édifice. Il en était aussi vite ressorti car la foudre s'abattait sur le clocher. Cet orage dut être très violent car ce jour là on retrouva de nombreuses bêtes foudroyées dans les pâtures. La deuxième fois, ce fut en juillet 1972. Décision fut prise d'installer un paratonnerre.

 
 
 
 
 
 
 

L'église vers 1930
 
 
 
 
 
 
 

X. LES INONDATIONS

De tout temps le bas du village a toujours subi les inondations. Les anciens se souviennent des crues et en particulier celle de 1956 qui est considérée comme la crue du siècle. En 1961, du 31 janvier au 08 février la Solre déborde encore très fort. Malgré le barrage du Val Joly, construit il y a environ 30 ans, une crue exceptionnelle eut lieu au mois de juillet 1980. Elle causa 5 sinistrés et 80.000F de dégât. Lors de certaines crues l'eau pouvait entourer la maison de l'ancienne cidrerie. Régulièrement l'eau monte encore mais dans des proportions beaucoup plus raisonnables et généralement pour une seule journée. 

Inondation de 1999
 
 

XI. FETES ET ASSOCIATIONS

-Groupe théâtral :
Dans le but d'apporter une aide financière aux prisonniers de guerre, des amateurs de théâtre décidèrent de monter une troupe en 1942. Les fondateurs furent M. LECAT Louis, M. POITEVIN Jean, M. DEREUDER Maurice, M. BREBANT Gaston, M. DEGRICOURT Maurice, M. VOLKAERT, M. DUTREMEE Léonce, M. DUVETTE René et bien d'autres encore. Ils commencèrent leurs répétitions au presbytère puis continuèrent dans la grange de M. LECAT rue du Fournil.
Pour continuer à répéter et présenter leurs spectacles, M. LECAT mit à disposition une ancienne bergerie qui fut restaurée et aménagée en 1950 par des volontaires du village. Cette salle devint, après un accord passé avec la mairie, la première salle des fêtes. Elle le restera jusqu'en 1994, date de la construction d'une nouvelle salle sur la place. Des représentations théâtrales avaient lieu 2 fois par hiver et rencontraient un beau succès. Les comédiens étaient pour la plupart issus du village. 
En 1951, la plupart des membres fondateurs du groupe théâtral décidèrent de fonder une association. Ainsi naquit L'AMICALE LOISIRS D'OBRECHIES. Elle avait pour but primitif de maintenir l'amitié entre les habitants de la commune et pour objet l'organisation de toutes les activités capables de maintenir cette amitié. (Extrait des statuts de 1951). Cette association, malgré des périodes moins actives, résista au temps et fêtera ses 50 ans en 2001. 

 
-Les ducasses :
Autrefois on comptait 3 ducasses par an.
-La première se déroulait le jour de l'Ascension. La journée était animée de différents jeux et se terminait par un bal sur la pelouse de la place. Il était fréquent qu'un orage vienne perturber cette soirée. Cette ducasse perdit peu à peu son attrait pour finir par disparaître complètement. A partir de 1972 elle fut remplacée par une randonnée mise en place par l'Amicale Loisirs d'Obrechies. Cette " Marche de l'Ascension " existe toujours.
-La deuxième avait lieu le dimanche entre le 04 et le 10 juillet. Elle ne se déroulait que le dimanche. La journée était animée par des jeux se déroulant sur la place, peut-être déjà par un inter villages. En soirée, un concert avait lieu sur la place, et un bal clôturait la journée.
Actuellement cette ducasse se déroule sur 2 jours et elle a lieu le premier dimanche de juillet.
-La troisième avait lieu le 11 novembre. Date de la saint Martin, patron du village.
En soirée avait lieu un bal ou musique et chants se faisaient à l'air de l'accordéon. On y dansait le spirou, la valse, la polka…
Par temps de pluie, ce qui était souvent le cas, on s'installait dans une grange du village pour continuer la soirée.
La présence des parents rendait l'ambiance plus calme qu'aux autres ducasses.
Cette ducasse n'existe plus.
 Il était de tradition pour les ducasses de l'Ascension et du mois de juillet que la veille les jeunes gens partent en groupe cueillir des branches de charme pour garnir le chariot qui servirait de kiosque.

 -14 juillet
Il semble que le 14 juillet ait toujours été l'occasion de passer une journée de détente. Il y a de nombreuses années les enfants se défiaient dans des courses de sac pendant que les parents s'affrontaient au bouloir dans les cafés. Ensuite il y eut des parties de pétanque sur la place et le dernier café du village (M. et Mme WALLEME) préparait des casses croûte pendant qu'avaient lieu des parties de bouloir. Plus récemment, suite à la disparition du dernier café, se déroule une rencontre de football qui oppose les jeunes aux anciens. Depuis 5 ans les habitants du village ont pris l'habitude de se retrouver, après le match de football, au bois communal pour un pique-nique.

-Les processions
Jusqu'à une date pas très lointaine des processions avait régulièrement lieu au village.
La première de l'année était " les rogations " qui se déroulait la semaine précédant l'Ascension. Destinée à attirer la bénédiction divine sur les récoltes et les animaux, elle partait de l'église en direction du cimetière pour continuer dans en direction du bois de Chéneux et revenir par la ruelle qui rejoint le Grand Chemin près de la mairie.
Suivait la procession de la fête Dieu le 2ème dimanche après la Pentecôte. Celle ci se rendait aux calvaires d'Obrechies et de Damousies. 
Le 15 août se déroulait une procession en faveur de la Vierge qui se rendait à l'oratoire de Notre Dame de Bon Secours dans la rue du Fayt. La dernière procession a eu lieu en 1971.
Le 3 novembre jour de la saint Hubert avait lieu une bénédiction du pain qui perdura jusqu'en 1956. 
Pour certaines processions les habitants avaient pris l'habitude de garnir le devant des maisons ainsi que la route avec des branches et des pétales de fleurs. 

 
-Les sociétés disparues
En 1904 existait une société de tir a l'arme de guerre " l'alerte ". Elle était présidée par M. PEQUEUX Eugène. Elle installa un champ de tir sur le coteau du chemin du Camp. Elle a disparu avec la seconde guerre. Les vestiges du champ de tir ont longtemps subsisté et servaient de terrain de jeu aux enfants. On peut encore deviner les traces de la construction enfouies sous les buissons.

Après 1945, une société de crosse a vu le jour. Ce jeu se pratiquait avec un long marteau en bois et une boule en bois ou une vessie de porc bourrée de son. Elle eut comme président M. LIENARD Germain aidé de M. REMIENS Gaston et M. MERCIER.

Après la première guerre, une société d'anciens combattants se créa. Elle rassemblait les anciens combattants des villages de Obrechies, Damousies et Choisies. On se souvient encore de son existence en 1930. Ils se réunissaient chaque année le 11 novembre pour une messe. Suivait la dépose d'une gerbe au monument ou les enfants chantaient la Marseillaise. Pour terminer un repas etait organisé dans un café.

En 1942, l'Etoile Sportive d'Obrechies , vit le jour. C'était une équipe de football composée de jeunes du village, renforcée par des jeunes des villages environnants. Il semble qu'elle n'ait jamais été inscrite à un championnat. Les rencontres étaient amicales et se déroulaient contre des villages voisins.

 

L'Etoile Sportive d'Obrechies

RANG A GENOUX : BILLION André, CHARNIAUX Romain, NINODE Jean, BERNARD Jean, LEDIEU Jean, BARUZIER Robert.
RANG DEBOUT : TONDEUR André, BARUZIER René, MONCOMBLE Fernand, WASTINE René, LEGRAND Marcel, ANDRE Michel, ANDRE Robert, HENROTIAUX, TOUSSAINT Gérard, BERNARD Camille.
 

En 1983, apparaissent les Manants. Créés par M. BURY Bernard et M. DUVETTE André. Ce groupe qui s'apparente aux géants des Flandres, tire son nom du sobriquet donné aux habitants d'Obrechies. Les costumes et les têtes furent réalisées entièrement par des gens du village. La troupe se composait d'environ 25 " porteurs " qui venaient du village et de villages voisins. Les premières présentations de la troupe se déroulèrent dans le bassin de la Sambre, mais très vite ils se firent une réputation qui les amena à aller dans des contrées beaucoup plus lointaines. Caen, Rouen, Evreux, Saint Quentin, Saint Omer, Amiens et Paris eurent la visite des " Manants ". Le succès fut tel que pendant un temps ils durent prendre un imprésario. Ils disparurent en 1989.

Les Manants